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	<title>Le Sens du bien commun</title>
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	<description>Nouvelles Cohérences Humaines</description>
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		<title>Comment construire une démocratie majeure</title>
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		<pubDate>Sat, 03 Sep 2011 09:49:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Roger Nifle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[affaires humaines]]></category>
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		<description><![CDATA[Le propos ici est de répondre à une problématique de plus en plus prégnante alors que les conceptions traditionnelles semblent devenues obsolètes. Le deviennent aussi heureusement des conceptions tyranniques du pouvoir mais aussi des conceptions technocratiques, juridiques ou administratives notamment. Le sont aussi, tout en prétendant à une nouvelle modernité, les conceptions totalitaires, systémiques, naturalistes, qui font rimer démocratie avec abandon de tout libre arbitre et, en définitive, de toute humanité véritable au profit de «lois naturelles incontournables». Du coup, s’il est de plus en plus urgent de construire de nouvelles démocraties il faut renouveler aussi d’urgence les conceptions et les pratiques. Le but de cet article est de donner des repères, des clés indispensables pour traiter le problème. Il est bien évident que cette présentation schématique doit être étoffée par toute l’épaisseur d’une pensée et d’une ingénierie humaine, celles de l’Humanisme Méthodologique. La complexité de la question et la diversité de ses domaines d’application ne peuvent continuer à recourir à des idées simplistes ou à des formalismes de plus en plus dénués de sens intelligible. Les querelles sont plus souvent les masques d’une manipulation des esprits qu’une véritable recherche de progression de la question. La question démocratique va être [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le propos ici est de répondre à une problématique de plus en plus prégnante alors que les conceptions traditionnelles semblent devenues obsolètes. Le deviennent aussi heureusement des conceptions tyranniques du pouvoir mais aussi des conceptions technocratiques, juridiques ou administratives notamment. Le sont aussi, tout en prétendant à une nouvelle modernité, les conceptions totalitaires, systémiques, naturalistes, qui font rimer démocratie avec abandon de tout libre arbitre et, en définitive, de toute humanité véritable au profit de «lois naturelles incontournables».</p>
<p>Du coup, s’il est de plus en plus urgent de construire de nouvelles démocraties il faut renouveler aussi d’urgence les conceptions et les pratiques.</p>
<p>Le but de cet article est de donner des repères, des clés indispensables pour traiter le problème. Il est bien évident que cette présentation schématique doit être étoffée par toute l’épaisseur d’une pensée et d’une ingénierie humaine, celles de l’Humanisme Méthodologique. La complexité de la question et la diversité de ses domaines d’application ne peuvent continuer à recourir à des idées simplistes ou à des formalismes de plus en plus dénués de sens intelligible. Les querelles sont plus souvent les masques d’une manipulation des esprits qu’une véritable recherche de progression de la question.</p>
<p>La question démocratique va être balisée par des repères majeurs, des clés indispensables au temps où nous sommes, au moment d’une mutation de civilisation c’est-à-dire aussi du dépassement d’une civilisation antérieure avec ses crises et ses troubles. Il ne s’agit pas de recommencer comme avant comme trop de nostalgiques du passé le préconisent, surtout en Occident, pour éviter de se remettre en question.</p>
<p>Construire une démocratie majeure c’est un enjeu pour un nouveau temps fondé sur de nouvelles bases schématiquement données ici.</p>
<p>On envisagera trois questions et leurs réponses, nouvelles pour beaucoup. Où se pose la question de la démocratie? En quoi consiste la démocratie ? Comment développer une démocratie majeure.</p>
<p><strong>La démocratie c’est où ?</strong></p>
<p><em><strong>La question démocratique ne se pose que dans une communauté donnée</strong></em>. Que l’on parle de peuple, de société, d’organisation, de collectivité, la démocratie est une affaire de communauté humaine, de nature humaine donc. Toute communauté humaine est concernée par la question démocratique et est appelée à développer tôt ou tard une démocratie majeure. S’il n’y a pas d’identification commune à une communauté de devenir il n’y a pas de démocratie possible n’y ayant pas, par exemple, de vouloir commun auquel participer. </p>
<p>Quelles communautés ? Nous allons donner toute une variété d’exemples.</p>
<p>La Libye au premier rang en ces jours où elle se donne des échéances pour y arriver. L’Egypte, la Tunisie on le sait mais aussi cela se joue au Maroc, en Jordanie ou des progrès s’enregistrent. Bien sûr la Syrie est à l’ordre du jour mais que dire de l’Iran, de la Chine, et de tel pays où l’Etat prétend s’imposer à la nation. L’Europe, les pays européens, l’Afrique, les Amériques. On le voit toutes les nations du monde sont concernées et aucune ne peut se dire avoir une démocratie aboutie surtout celles ou les incantations dominent le discours public en la matière. Sont concernés les ensembles nationaux comme l’Europe mais aussi ceux d’Asie comme d‘Amérique et les multiples configurations destinées à traiter des affaires communes, c’est-à-dire communautaires. Que dire alors de l’ONU qui ne sait si elle est une union ou une communauté, comme d‘autres, comme l’Europe. Et pourtant on ne peut pas dire que la question démocratique ne se pose pas partout où une conscience commune du bien commun se fait jour, c’est-à-dire une communauté de devenir.</p>
<p>Changeons d’échelle pour penser à des communes, à la ville et à ses quartiers là où on vit ensemble. Il y a des communautés de communes et dans notre pays des communautés d’agglomérations, des pays, des départements, des régions. Il y a aussi des inter-régions entre nations proches. Autant de communautés où la démocratie est en question.</p>
<p>Dans une autre registre les entreprises, les institutions, les organisations, les associations, les groupements d‘activités sont autant de lieux où la question de la démocratie est posée même si c’est de façon embryonnaire et que des solutions viables restent à inventer et à construire. On ne savait pas encore très bien en effet concilier démocratie et efficacité.</p>
<p>D’une façon générale la multiplication des communautés née de possibilités relationnelles inconnues auparavant avec internet repose la question à toutes sortes de niveaux et, on le verra, surtout des niveaux de maturité. La trame communautaire de notre monde en est au début d’un bouleversement sans précédents et personne ne peut dire que cela n’a pas une incidence sur chacune des communautés citées. La question de la démocratie se pose partout.</p>
<p>L’énoncé des tous les cas précédents amène à considérer un fait majeur c’est que toutes ces communautés ne sont pas isolées. Mieux elles sont elles-mêmes constituées de communautés qui participent plus ou moins à leur propre devenir. De même elles participent à d‘autres communautés qu’elles contribuent à constituer. Il faut impérativement considérer <em><strong>la théorie des ensembles communautaires</strong></em>, communautés de communautés comme aussi communautés de personnes. Notons ceci ; une personne peut participer successivement ou simultanément à plusieurs communautés et ce sera de plus en plus vrai, posant la question de sa liberté et de la maturité de ses participations. Une personne qui participe à une communauté peut être partie prenante d’une autre communauté qui appartient à la première ou y contribue. Si une communauté est constituée de plusieurs groupes, des personnes de la communauté peuvent participer à plusieurs de ces groupes et donc de plusieurs manières différentes à la démocratie communautaire. Ce sont des personnes mais aussi des communautés qui participeront aux processus démocratiques.</p>
<p>Si cette complexité dépasse l’entendement de beaucoup d’idéologues elle correspond à des réalités humaines de plus en plus patentes. Prenons le cas de l’Europe (qui ne sait si elle est union ou communauté) où la démocratie européenne reste assez pauvre et se concilie difficilement avec les communautés nations et encore moins les communautés régions et les autres. La communauté nation France ne sait comment faire avec ses communautés d’étages et une démocratie qui en intègrerait intelligemment la diversité.</p>
<p>Il faut dire que pour cela il faut repenser ce qu’est la démocratie, en quoi elle consiste. En France l’interdit de penser la démocratie va avec l’interdit de penser la communauté, les communautés, le seul lieu où se pose la question démocratique.</p>
<p><strong>La démocratie c’est quoi ?</strong></p>
<p><em><strong>La démocratie à minima c’est la participation des hommes à la détermination de leur devenir et pour cela aux affaires communes dans les communautés où ils s‘inscrivent.</strong></em></p>
<p>De là deux questions majeures se posent; celle d’abord de la capacité d’appréhender les questions en jeu et les modes de participation démocratique associés, celle ensuite des enjeux auxquels la démocratie est confrontée. Ni l’une ni l’autre ne sont tout à fait claires et sont pourtant déterminantes pour définir la démocratie. Ce sont des aspects essentiels du phénomène humain qu’est la démocratie qui dépendent donc et de la conception de l’homme pour concevoir la démocratie et de la conscience que l’on peut en avoir.</p>
<p>Le premier axe de réflexion est celui des niveaux de participation à la communauté, des niveaux de conscience associés et des niveaux de maîtrise des affaires humaines correspondants. Si la démocratie est une participation à cette maîtrise alors c’est un critère discriminant des modes de contribution démocratiques.</p>
<p>Grâce à l’anthropologie de l’Humanisme Méthodologique on peut distinguer quatre niveaux, correspondant à quatre «âges d’évolution».</p>
<p>Le premier est celui de l’âge archaïque. C’est celui d’une participation principalement émotionnelle à la communauté faite de peurs, de passions, d’émois, de confusions, de répulsions, tout cela étant à la fois très «influençable» ou très lié à des problématiques personnelles et culturelles inconscientes ou encore à des évènements éprouvants. C’est notamment le terrain de ce qu’on appelle une démocratie d’opinion aux mains d’acteurs qui font assaut de machinations au service d’un pouvoir sur les populations. Ici <em><strong>la démagogie tiens lieu de démocratie</strong></em>. C’est le terrain des dominations, des tyrannies, des pouvoirs médiatiques. Une communauté de ce niveau est en voie de perte totale de maîtrise, associée à une dégradation communautaire. La seule solution par rapport au devenir c’est l‘intervention extérieure, bienveillante, qui trace et permette un chemin de reprise de conscience communautaire et d’apprentissage d’une voie de progression. Il s’agit là de communautés en régression, ou de communautés encore prises dans un «bain affectif originel», ou encore de personnes dans cette situation dans une communauté évoluée et même de personnes «évoluées» embarquées dans un pathos régressif. On voit que leur participation n’est pas possible et qu’une forme de tutelle ré-éducative doit être assurée chaque fois que possible.</p>
<p>Le second est l’âge primaire. La participation à la communauté se fait au travers des activités liées à la vie collective touchant à la subsistance, à la production, à l’organisation,  au fonctionnement. C’est tout le domaine de l’action communautaire et des réalisations qui contribuent aux enjeux collectifs. C’est là que les membres de la communauté peuvent être dits des acteurs. Les acteurs de la communauté, individus ou même groupes et communautés, peuvent avoir un niveau de maîtrise correspondant à leur action et leur compétence. De ce fait le champ de participation est limité aux domaines où les acteurs peuvent accéder et c’est là le domaine de <em><strong>la démocratie participative</strong></em>. Le grand principe c’est que ce sont les acteurs qui agissent et c’est là leur statut démocratique à la mesure de leur champ d’action. La participation aux affaires de la communauté à ce niveau commence donc avec la conception ou la définition des actions, leur participation aux réalisations et l’évaluation. Trois considérations complémentaires. La dimension affective et émotionnelle, toujours présente, doit être dominée par la maîtrise des activités et des utilités communautaires. La participation démocratique à l’action et l’activité communautaire est évidemment perfectible et fait l’objet d’apprentissages éducatifs dans toutes les communautés évoluées que ce soit des enfants mais aussi tout au long de la vie. Enfin c’est grâce à un autre niveau de conscience qu’une vue d’ensemble des enjeux communautaire deviendra possible sans quoi l’action communautaire risque d’être sans cohérence et la démocratie participative en partie un leurre.</p>
<p>Le troisième âge d’évolution est l’âge secondaire. C’est celui, en principe, de la civilisation d’où nous venons. Ce qui en est l’enjeu ce sont les représentations partagées, représentations de la communauté, son identité, représentations de son histoire, passé et futur, représentations de ses projets, de ses stratégies, de son développement. Cela réclame un niveau d’évolution, de conscience et de maîtrise plus avancé à la mesure cependant de l’importance des communautés en question. Pour une petite communauté c’est plus accessible que pour un pays ou même des enjeux internationaux ou mondiaux. La démocratie ici est représentative. Elle doit être assumée par des représentants capables d’assurer cette maîtrise des représentations. Il s’agit pour cela d’un travail de délibération, de formulation, de communication, de conception, de créativité. L’erreur peut-être de confier cela à une élite d’expertise, d’Etat par exemple. Si cette expertise est utile c’est pour servir <em><strong>la démocratie représentative</strong></em> et pas s’y substituer. La démocratie représentative est faite du rassemblement de représentants mais aussi de tous les dispositifs dont ils ont besoin pour délibérer des projets et stratégies de développement communautaires. Ces représentants, pour être représentatifs, doivent représenter les multiples populations concernées et ce notamment au travers des groupes et communautés où elles s’inscrivent en tant qu’acteurs. Une représentation territoriale n’a aucun sens si elle n’est pas rattachée à une communauté identifiée.</p>
<p>La démocratie représentative travaille plutôt sur le moyen terme et permet ainsi de donner un cadre stratégique à la démocratie participative centrée sur l’action ponctuelle. Pour qu’une telle démocratie participative soit pertinente il faut qu’elle soit orientée par le Sens du bien commun de la communauté. Tout autre Sens ne justifie pas une démocratie qui resterait un leurre.</p>
<p>Nous sommes maintenant au niveau tertiaire où l’enjeu est le discernement et l’indication du Sens du bien commun par une personne qui l’incarne. Un noeud de difficulté et d’incompréhension vient d’un défaut de conscience de Sens. Le Sens du bien commun est inhérent à la communauté et ne résulte d’aucune délibération. Par ailleurs depuis toujours, toutes les communautés s’arrangent pour trouver une personne pour incarner ce Sens. Toutes sortes de procédés sont utilisés qui se traduisent toujours par une sorte d’élection, élection formelle d’un candidat selon un processus culturellement significatif ou reconnaissance et acceptation de celui qui tiens un rôle culturellement significatif. C’est là <em><strong>la démocratie élective</strong></em>, la reconnaissance implicite du Sens du bien commun de la communauté par la recherche et l’acceptation explicite d’une personne qui l’incarne. A l’âge des représentations on n’a pas accédé à une intelligence du Sens de cette démocratie en en faisant souvent des caricatures qui débouchent sur autre chose que l’indication du Sens du bien commun. Il n’est que de voir la place de cette question du Sens du bien commun et des processus culturels de son élection dans les conceptions en vigueur de la démocratie.</p>
<p>Par ailleurs une certaine maîtrise des représentations les a cru suffisantes avec la maîtrise de la raison et de ce fait en est venu à disqualifier ce rôle central en en faisant une représentation accessoire. Il y a aussi les conceptions plus immatures qui considèrent que la personne élue est une autorité forcément nuisible et donc à éliminer. Malgré cela soulignons qu’aucune communauté ne s’en passe, quelque soit l’artifice pour le justifier. Songeons à toutes les communautés citées au début et nous verrons quelle en est la situation sur ce plan. La démocratie participative s’appuie sur l’incarnation du Sens du bien commun de la communauté par le biais d’un rituel culturel de démocratie élective. Elle y trouve l’orientation qu’elle doit ensuite projeter en projet développement, stratégies et autres représentations de l‘avenir de la communauté au travers des affaires communautaires.</p>
<p>C’est là la seconde question initialement soulevée, celle des enjeux de la démocratie pour la communauté. On en voit la construction et l’architecture à laquelle est adossée la démocratie sous ses différents aspects. L’orientation communautaire d’abord, le projet et la stratégie de développement communautaire ensuite, l’activité communautaire enfin.</p>
<p>L’orientation de l’avenir selon un Sens du bien commun propre à la communauté, est l’enjeu de la démocratie élective celle uniquement des personnes membres de la communauté. Vient ensuite sa projection au travers de multiples représentations, celles du développement communautaire et toutes les règles ou plans qui le dessinent. C’est la place de la démocratie représentative. On notera que la démocratie élective désigne des personnes qui peuvent aussi représenter la communauté dans un ensemble communautaire plus vaste. Vient ensuite le plan de l’action collective ou des multiples activités qui contribuent au développement commun, champ de la démocratie participative où interviennent les personnes et aussi par exemple leurs communautés de travail et de services. Restent les plans plus archaïques de la vie communautaire qui réclament une prise en charge et un contrôle qui sont la condition de la possibilité même d’une démocratie.</p>
<p><strong>La démocratie comment ?</strong></p>
<p>On conçoit qu’il y a une infinité de situations selon que l’on se trouve dans des communautés de différentes natures et de différentes tailles, d’histoires et de cultures différentes. Les ensembles communautaires amènent aussi leur complexité. On notera ici les conditions nécessaires et des moyens de construction de la démocratie communautaire.</p>
<p>Tout d’abord <em><strong>l’identification de la communauté</strong></em>. Cela ne va pas toujours de soi dans la mesure ou la désignation d’une communauté tiens aussi de son histoire et sa culture. Elle est indispensable pour que le Sens du bien commun en soit éclairé et exprimé de façon à ce qu’il puisse être approprié de façon gratifiante et mobilisatrice. L’identification à la communauté au «nous» est indispensable pour qu’une démocratie majeure puisse s’exercer. C’est donc un enjeu prioritaire de toute construction ou reconstruction démocratique. La construction de référentiels de valeurs identitaires ou opérationnels est un bon moyen d’appropriation. Cependant il faut être en mesure d’élucider ce Sens du bien commun vecteur culturel d’un développement communautaire mais aussi de ses valeurs, richesses et potentiels. Ce qui se faisait intuitivement ou par le charisme d’un homme peut se faire de façon plus sûre grâce à la théorie des cohérences culturelles et aux méthodes d’analyse de cohérences culturelles et tous les moyens d’intelligence symboliques déployés par L’Humanisme Méthodologique. Désigner la communauté et la présenter sous son meilleur jour est la condition et le moteur d’un processus d’identification nécessaire à la démocratie. On remarquera que lorsque ce sont des penchants plus négatifs, combatifs aussi, qui sont mis en avant cela contamine le processus démocratique ultérieur, Une victoire par exemple suscite une identification polémique qui en fera une démocratie de combat plutôt que de développement. La glorification des tares est un boulet pour la démocratie. Là une aide extérieure peut être précieuse pour aider la communauté à s’identifier, le regard des autres étant aussi un vecteur puissant.</p>
<p>Cependant, l’identification ne doit pas faire abstraction d’autres identifications de communautés plus proches, plus familières. Les régions pour la nation, les nations pour l’Europe, mais aussi toutes les configurations que l’on retrouve dans les pays ou toutes les autres sortes de communautés. Il est capital d’articuler la communauté avec les communautés qui la constituent et celles auxquelles elle participe. Par quoi commencer ? Par ce qui est le plus accessible et qui servira de soutien pour aller plus loin la réponse n’est pas la même en Libye ou en Tunisie, ou dans tel ou tel ensemble communautaire. C’est une question de niveau de maturité, pas forcément de simple sentiment d’appartenance. On notera qu’une communauté doit être suffisamment avancée dans son identification pour pouvoir participer de façon majeure à un ensemble communautaire avec d‘autres.</p>
<p>A partir de là les trois niveaux de démocratie sont en jeu mais ne peuvent être généralisés simultanément. Sur le plan opérationnel il faudra commencer par le niveau d’orientation avec une « élection « provisoire venue opportunément assurer cette fonction. Il faudra de toutes façons constituer rapidement ce repère même provisoire, même si cela apparait comme venant d’un homme providentiel». Ensuite il faudra constituer le champ des représentations communautaires, à partir des communautés constitutives par exemple. Cela aussi peut passer par des dispositions provisoires même par l’apport d’expertises externes. Si le premier point et assuré et le Sens du bien commun identifié et explicité alors <em><strong>le développement communautaire</strong></em> peut être engagé sans que la démocratie représentative soit parfaitement établie. Elle réclame en effet un niveau de maturité qu’il s’agit de favoriser par le développement communautaire lui même. Ensuite la démocratie participative peut s’exercer dans la mesure ou un projet cadre est établi. C’est la condition pour mettre en concourance les activités communautaires et permettre aux acteurs de participer au développement communautaire.</p>
<p>Dans un processus de construction de la démocratie, la démocratie participative est la première qui peut se développer à condition que des palliatifs aient été mis en place pour la démocratie élective et la démocratie représentative. Celles-ci seront mises en oeuvre au fur et à mesure de la maturation communautaire et sa capacité de les assumer c’est-à-dire de devenir une démocratie majeure.</p>
<p>Il arrive que L’Etat se substitue à la démocratie. Une idéologie prend la place du Sens du bien commun avec une «élection» fallacieuse. Les expertises se substituent à la démocratie représentative sous prétexte de maitrise des affaires complexes de la nation éliminant du même coup les communautés qui y participent culturellement. Enfin il en vient à réduire à néant la démocratie participative s’arrogeant le monopole de l’action publique. Le résultat est une régression de la communauté aux archaïsmes, ceux du politique et ceux d’une société sous tutelle prise dans les passions et les futilités. Il n’est pas facile d’en sortir sans une identification forte à la communauté selon le Sens du bien commun qui leur est propre et les valeurs culturelles associées (surtout pas universelles et donc anonymes).</p>
<p>La construction de la démocratie va avec le déploiement d’un projet de développement communautaire qui est en même temps le champ d’un apprentissage progressif de l’exercice de la démocratie sous ses différents modes. On peut dire qu’une gouvernance provisoire, basée sur une orientation et une stratégie de développement cadre permettra une appropriation qui commence alors par la démocratie participative celle des acteurs portant sur l’action.</p>
<p>La maturité qui s’en suit permet de s’approprier la démocratie représentative de façon élargie à toutes les représentations des communautés constitutives et à la participation à des ensembles communautaires. A chaque communauté son chemin pour cela. </p>
<p>Ensuite la démocratie élective qui touche au symbolique peut sortir de l’implicite de l’élection des «re-pères» de la nation par exemple. C’est ce que notre époque permet en ouvrant à un âge du Sens, celui d’un Sens du bien commun élucidé, compris et cultivé. Qu’en est-il pour notre pays? </p>
<p>On voit bien que la démocratie repose sur une base participative de l’action communautaire mais qu’elle repose aussi symboliquement sur un principe électif celui de l’incarnation du Sens du bien commun. On a voulu la réduire à une représentativité régulatrice qui laisse la place à une « maîtrise » élitiste des représentations, coupée de sa base participative et de son Sens électif. Du coup on s’est mis à croire que le formalisme était la cause de la communauté et que la démocratie consistait à l’entériner, laissant le champ libre à la démagogie et aux passions qui se développent sous couvert d’une technocratie pseudo démocratique. Ce modèle est malheureusement celui qui est trop souvent préconisé pour construire la démocratie avec les déboires que l’on connait.</p>
<p>En résumé pour construire une démocratie majeure :</p>
<p>1 &#8211; Identifier la communauté, son Sens du bien commun et favoriser l’identification aux valeurs qui en sont les indicateurs.</p>
<p>2 &#8211; Elaborer un projet cadre de développement communautaire selon le Sens du bien commun avec un dispositif d’élection et de représentation provisoire pour engager un processus d’appropriation et de maturation</p>
<p>3 &#8211; Mettre en place la démocratie participative avec les acteurs puis, au fur et à mesure de la maturation communautaire, la démocratie représentative et la démocratie élective selon un processus de gouvernance approprié culturellement.</p>
<p>Cela vaut pour les nouvelles démocraties, les vieilles même séniles, pour les entreprises et les organisations, pour les nouvelles communautés de toutes les tailles et aussi pour les communautés mondes et tous les ensembles communautaires. Le plus difficile sera, pour les communautés qui sont persuadées de détenir la formule, de la défendre contre le reste du monde et même contre leur population, au nom du peuple. Celles-là commencent par nier les communautés ou les font régresser au stade archaïque.</p>
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		<title>Prospective de l&#8217;Entreprise Numérique</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Aug 2011 14:11:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Roger Nifle</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un article publié sur le site du CIGREF,réseau de grandes entreprises. Il donne des repères pour la mutation engagée. La mutation des esprits est plus importante que celle des technologies qui n&#8217;en sont qu&#8217;un support. Comprendre les phénomènes de changement à l&#8217;oeuvre, évoluer du traitement de l&#8217;information au traitement des situations, le modèle de l&#8217;entreprise communautaire et ses enjeux qu&#8217;il s&#8217;agit de bâtir et enfin le virtuel comme vecteur d&#8217;une transformation du monde des affaires humaines et des entreprises, tels sont les quatre parties de ce document publié progressivement. Nous sommes dans une période de grands progrès, de grands bouleversements, de grands troubles. L’éruption incessante des crises est comme celle des boutons qui marquent le fait qu’une réaction est en train de se produire, ce qui est bon signe, du moins si on en comprend le Sens pour agir. L’Entreprise Numérique nous est promise comme une révolution technologique, structurelle, culturelle, majeure en tout cas. Mais qu’en est-il vraiment de ce qui est en train d’advenir et qui se trame, à grande échelle, mondiale ? En d’autres temps on consultait l’oracle (toute ressemblance…) mais les viscères de nos oiseaux technologiques ne parlent pas de l’avenir. Peut-être alors quelque pythie qui, elle, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un article publié sur le site du CIGREF,réseau de grandes entreprises.<br />
Il donne des repères pour la mutation engagée. La mutation des esprits est plus importante que celle des technologies qui n&#8217;en sont qu&#8217;un support. Comprendre les phénomènes de changement à l&#8217;oeuvre, évoluer du traitement de l&#8217;information au traitement des situations, le modèle de l&#8217;entreprise communautaire et ses enjeux qu&#8217;il s&#8217;agit de bâtir et enfin le virtuel comme vecteur d&#8217;une transformation du monde des affaires humaines et des entreprises, tels sont les quatre parties de ce document publié progressivement.</p>
<p>Nous sommes dans une période de grands progrès, de grands bouleversements, de grands troubles. L’éruption incessante des crises est comme celle des boutons qui marquent le fait qu’une réaction est en train de se produire, ce qui est bon signe, du moins si on en comprend le Sens pour agir. L’Entreprise Numérique nous est promise comme une révolution technologique, structurelle, culturelle, majeure en tout cas. Mais qu’en est-il vraiment de ce qui est en train d’advenir et qui se trame, à grande échelle, mondiale ? En d’autres temps on consultait l’oracle (toute ressemblance…) mais les viscères de nos oiseaux technologiques ne parlent pas de l’avenir. Peut-être alors quelque pythie qui, elle, ne dit pas mais signifie ? En effet tout est affaire d’interprétation, d’imagination et mieux, de discernement et de créativité, un problème de Sens et de projection dans le Sens indiqué..;<br />
<a href="http://www.entreprises-et-cultures-numeriques.org/prospective-de-l-entreprise-numerique/" title="Prospective de l'entreprise numérique" target="_blank">la suite sur le site du CiGREF</a></p>
<div class="lightsocial_container"><a class="lightsocial_a" href="http://digg.com/submit?url=http%3A%2F%2Fcoherences.com%2FBLOG-HM%2F2011%2F08%2Fprospective-de-lentreprise-numerique%2F&amp;title=Prospective+de+l%27Entreprise+Num%C3%A9rique" ><img class="lightsocial_img" src="http://coherences.com/BLOG-HM/wp-content/plugins/light-social/digg.png" alt="Digg This" title="Digg This" /></a>&nbsp;&nbsp;<a class="lightsocial_a" href="http://buzz.yahoo.com/buzz?targetUrl=http%3A%2F%2Fcoherences.com%2FBLOG-HM%2F2011%2F08%2Fprospective-de-lentreprise-numerique%2F&amp;headline=Prospective+de+l%27Entreprise+Num%C3%A9rique" ><img class="lightsocial_img" src="http://coherences.com/BLOG-HM/wp-content/plugins/light-social/yahoo_buzz.png" alt="Buzz This" title="Buzz This" /></a>&nbsp;&nbsp;<a class="lightsocial_a" href="http://www.facebook.com/sharer.php?t=Prospective+de+l%27Entreprise+Num%C3%A9rique&amp;u=http%3A%2F%2Fcoherences.com%2FBLOG-HM%2F2011%2F08%2Fprospective-de-lentreprise-numerique%2F" ><img class="lightsocial_img" src="http://coherences.com/BLOG-HM/wp-content/plugins/light-social/facebook.png" alt="Share on Facebook" title="Share on Facebook" /></a>&nbsp;&nbsp;<a class="lightsocial_a" href="http://www.viadeo.com/shareit/share/?url=http%3A%2F%2Fcoherences.com%2FBLOG-HM%2F2011%2F08%2Fprospective-de-lentreprise-numerique%2F&amp;title=Prospective+de+l%27Entreprise+Num%C3%A9rique&amp;encoding=UTF-8" ><img class="lightsocial_img" src="http://coherences.com/BLOG-HM/wp-content/plugins/light-social/viadeo.png" alt="Share it on Viadeo" title="Share it on Viadeo" /></a>&nbsp;&nbsp;<a class="lightsocial_a" href="http://delicious.com/save?title=Prospective+de+l%27Entreprise+Num%C3%A9rique&amp;url=http%3A%2F%2Fcoherences.com%2FBLOG-HM%2F2011%2F08%2Fprospective-de-lentreprise-numerique%2F" ><img class="lightsocial_img" src="http://coherences.com/BLOG-HM/wp-content/plugins/light-social/delicious.png" alt="Bookmark this on Delicious" title="Bookmark this on Delicious" /></a>&nbsp;&nbsp;<a class="lightsocial_a" href="http://www.linkedin.com/shareArticle?mini=true&amp;url=http%3A%2F%2Fcoherences.com%2FBLOG-HM%2F2011%2F08%2Fprospective-de-lentreprise-numerique%2F&amp;title=Prospective+de+l%27Entreprise+Num%C3%A9rique&amp;summary=&amp;source=" ><img class="lightsocial_img" src="http://coherences.com/BLOG-HM/wp-content/plugins/light-social/linkedin.png" alt="Share on LinkedIn" title="Share on LinkedIn" /></a>&nbsp;&nbsp;<a class="lightsocial_a" href="http://www.technorati.com/faves?add=http%3A%2F%2Fcoherences.com%2FBLOG-HM%2F2011%2F08%2Fprospective-de-lentreprise-numerique%2F" ><img class="lightsocial_img" src="http://coherences.com/BLOG-HM/wp-content/plugins/light-social/technorati.png" alt="Bookmark this on Technorati" title="Bookmark this on Technorati" /></a>&nbsp;&nbsp;<a class="lightsocial_a" href="http://twitter.com/home?status=Reading+http%3A%2F%2Fcoherences.com%2FBLOG-HM%2F2011%2F08%2Fprospective-de-lentreprise-numerique%2F" ><img class="lightsocial_img" src="http://coherences.com/BLOG-HM/wp-content/plugins/light-social/twitter.png" alt="Post on Twitter" title="Post on Twitter" /></a>&nbsp;&nbsp;<a class="lightsocial_a" href="http://www.google.com/buzz/post?url=http%3A%2F%2Fcoherences.com%2FBLOG-HM%2F2011%2F08%2Fprospective-de-lentreprise-numerique%2F" ><img class="lightsocial_img" src="http://coherences.com/BLOG-HM/wp-content/plugins/light-social/google_buzz.png" alt="Google Buzz (aka. Google Reader)" title="Google Buzz (aka. Google Reader)" /></a>&nbsp;&nbsp;</div>]]></content:encoded>
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		<title>Racisme, le temps des pompiers pyromanes</title>
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		<pubDate>Sun, 31 Jul 2011 08:43:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Roger Nifle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
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		<description><![CDATA[&#171;&#160;Raciste&#160;&#187; est devenu l’invective ultime. Les officines de communication, férues de storytelling élémentaire le signifient sans le dire à longueur de commentaires et de communiqués twiterrés au petit matin. Tel quotidien, épris de liberté, dénonce un groupe de députés au «front bas». Le front «national» en est évidemment considéré comme le repaire emblématique qu’il suffit de désigner pour stigmatiser les complicités larvées. La référence au temps de l’occupation est de rigueur et Hitler est l’étalon de mesure de toute malignité politique. On ne fait pas dans la demi-mesure ces temps-ci. Ostracisme, xénophobie, communautarisme, multicuturalisme, différentialisme, anti-jeunisme, homophobie, anti-féminisme, intégrisme, repli identitaire, haine de l’autre sont devenus les figures du racisme qui les subsume. Il est vrai qu’au début du XX ème siècle encore, comme le montre Gustave Le Bon et sa psychologie des foules (1895), le terme de race est utilisé comme un identificateur culturel, familial, familier. Si le Littré qui le confirme témoigne aussi d’une acception zoologique, ce n’est qu’avec une réduction matérialiste, naturaliste que la race et le racisme sont maintenant référés à une conception biologique de l’humain. On en vient même à parler de racisme anti-musulman comme on l’a fait d’un racisme anti-juif. Comme si cela se [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&laquo;&nbsp;Raciste&nbsp;&raquo; est devenu l’invective ultime. Les officines de communication, férues de storytelling élémentaire le signifient sans le dire à longueur de commentaires et de communiqués twiterrés au petit matin. Tel quotidien, épris de liberté, dénonce un groupe de députés au «front bas». Le front «national» en est évidemment considéré comme le repaire emblématique qu’il suffit de désigner pour stigmatiser les complicités larvées. La référence au temps de l’occupation est de rigueur et Hitler est l’étalon de mesure de toute malignité politique. On ne fait pas dans la demi-mesure ces temps-ci.</p>
<p>Ostracisme, xénophobie, communautarisme, multicuturalisme, différentialisme, anti-jeunisme, homophobie, anti-féminisme, intégrisme, repli identitaire, haine de l’autre sont devenus les figures du racisme qui les subsume. Il est vrai qu’au début du XX ème siècle encore, comme le montre Gustave Le Bon et sa psychologie des foules (1895), le terme de race est utilisé comme un identificateur culturel, familial, familier. Si le Littré qui le confirme témoigne aussi d’une acception zoologique, ce n’est qu’avec une réduction matérialiste, naturaliste que la race et le racisme sont maintenant référés à une conception biologique de l’humain. On en vient même à parler de racisme anti-musulman comme on l’a fait d’un racisme anti-juif. Comme si cela se ramenait à une question biologique, génétique. Pourtant les termes précédents posent des problèmes d’altérité humaine qui n’ont guère de sens en biologie.</p>
<p>L’accusation de racisme est donc une interprétation déviante d’une problématique réelle où la peur de l’autre induit un repli sur soi qui peut aller jusqu’à la haine de l’autre. Le déni de l’autre pour dénoncer la haine de l’autre telle est l’équation commune de l’anti-racisme ordinaire !</p>
<p>Cependant, le problème est réel et son antinomie c’est la fraternité. Il est vrai que la notion de fraternité qui écorche la langue des réducteurs d’humanité, est remplacée par celle de solidarité. Un peu de colle rend deux morceaux de bois solidaires, pas fraternels. Une troupe animale ou un système végétal peuvent se dire solidaires, pas fraternels. Le «vivre à la colle» d’antan n’impliquait pas forcément une grande «fraternité» et le pacte civil de solidarité vient y mettre bon ordre de droit. Or la fraternité est ce qui constitue le lien communautaire d’humanité, d’humanité seulement. La collection n’est pas communauté, et la collectivité pas toujours. La haine de l’autre, tournée vers des communautés honnies et même taxées de racistes, vient s’y opposer et c’est bien là qu’est le mal, le déni de fraternité, le déni de communauté véritablement humaine.</p>
<p>Il est des situations humaines où le sentiment de faiblesse associé à quelque peur exogène, conduit à se rassembler sous la protection d’une communauté englobante, matricielle même, pour se sentir plus sûr, plus en sécurité. Des régressions archaïques, fusionnelles, confusionnelles, privilégiant le bain émotionnel en dérivent, tant du côté du repli protecteur que de la violence défensive. A l’extrême on peut même se sacrifier pour survivre (autrement) à vouloir terroriser ceux qui nous terrorisent. Nous sommes à proprement parler dans la para-noïa. Cette fausse connaissance renvoie à un savoir certain de la malignité des autres, figure en miroir de l’épreuve du mal en soi, de la peur et la terreur, de la culpabilité même à réifier en meurtre quelques fois. L’autre est altération de soi, menace sur son intégrité qui porte à la défense intégriste, offensive, vitale. Tels sont les mécanismes de ces symptômes que l’antiracisme veut condamner. Sans appel.</p>
<p>Mais d’où vient cette peur traduite en peur de l’autre, devenu menace insupportable? Nous sommes submergés par les catastrophismes, dénoncés de ne pas y communier, nous sommes provoqués à nous méfier de tous ces «racismes» déclarés ou larvés que de bonnes âmes nous désignent. Nous sommes invités à nous soumettre à un universalisme qui laisse chacun seul devant le système du monde sauf à nous placer sous la tutelle d’un Etat, bien marri aujourd’hui d’un individualiste ambiant qu’il n’a cessé de tricoter pour son propre compte.</p>
<p>Le cercle vicieux est installé. La peur des uns, leur sentiment de faiblesse se conforte dans le repli, la régression, qui renforce les peurs, la sensibilité émotionelle. Les grands manipulateurs de l’émotion publique (source de l’opinion publique) en rajoutent à chaque occasion ou ne cessent de créer des occasions. L’inquiètement public est l’action des sphères qui nous veulent du bien disent-elles et particulièrement en dénonçant les menaces qui nous guettent. Le ciel pourrait nous tomber sur la tête. Il ne faut donc pas croire au ciel et nous méfier des magiciens qui voudraient nous pousser à quelque béatitude post-prandiale nous mettent-ils en garde. Avoir peur est un devoir, dénoncer les sources de la menace la vertu des grands démocrates. Dénoncer l’autre, le raciste donc, voilà le grand oeuvre de solidarité publique.</p>
<p>Il est des temps de plus grande fragilisation de l’humanité, ceux du changement et paradoxalement ceux des mutations qui nous font progresser. C’est souvent au travers de crises que ces épreuves décisives nous font grandir grâce au dépassement par une nouvelle maîtrise des affaires humaines. Nous sommes dans ce temps-là d’une mutation de civilisation. Mais ce type de passage comme le savent les professionnels du changement, éducatif ou thérapeutique, est délicat. On y a besoin de l’aide de l’autre, de la communauté de soutien (et pas de repli). C’est aussi le rôle de l’autorité en commençant par l’autorité parentale, différenciée. Le danger est d‘être submergé par l’angoisse, celle de toute remise en question pour progresser humainement parlant. L’épreuve de dépassement est menacée par les inquiètements opportunistes de ceux qui ne veulent pas grandir qui ne veulent pas que les hommes grandissent que leurs communautés grandissent. Les «project killers» sont au premier rang, dénonçant par avance les catastrophes que le fait d‘avancer ne manquera pas de provoquer par la faute de l’homme, des autres s’entend. Plus facile de régner sur un monde angoissé que d’y exercer une autorité repère, exposée donc.</p>
<p>Partout dans le monde les signes d’un renouveau, d’une Renaissance, se manifestent avec peut-être moins de coupages de têtes qu’en d’autres temps. Ceux qui veulent être maîtres du monde, universel, maîtres de la Raison unique, la leur, sont aux abois. Il crient au racisme, au communautarisme alors que les communautés de bien, que le Sens du bien commun ne cessent d’inspirer d’autres logiques. Même internet, l’espace permissif de tous les débordements, mature aussi en espaces communautaires qui, en grandissant. se font communautés de bien. Mais n’est pas Obama qui veut&#8230;</p>
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		<title>Individus et sociétés</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Jul 2011 17:15:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Roger Nifle</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Individus et sociétés sont les deux termes dont l&#8217;articulation est l&#8217;enjeu de toutes les positions et toutes les confusions dans le domaine du politique et de l&#8217;économique et aussi du &#171;&#160;vivre ensemble&#160;&#187;. La plupart des analyses ou des propositions présupposent une conception de l&#8217;homme et de la société laissées dans l&#8217;ombre au jeu des sentiments et des affirmations péremptoires sur la malignité des autres et les bienfaits assurés. L&#8217;individualisme dénoncé cache souvent l&#8217;individualisme dénonciateur, la société un espace d&#8217;aliénation vendu à nos crédulités. 1 &#8211; Les impasses de l’individualisme L’individualité est une modalité d’existence de la personne humaine. L’individualisme est la réduction de l’homme à cette modalité comme si c’en était l’alpha et l’oméga. Il est souvent assimilé à un égoïsme indifférent aux autres au nom de quoi il s’agirait de le dénoncer et le combattre. Mais au nom de quoi, au nom de qui? Un anti-individualisme en cache quelques fois un autre. Après tout il s’agit d’une conception de l’homme et de nous-mêmes sur lesquels nous portons jugement humain. C’est avec les moyens élaborés par l’Humanisme Méthodologique que nous allons explorer différentes figures de l’individualisme tel que nous en avons posé le principe. Se conjuguant avec différentes positions d’être, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Individus et sociétés sont les deux termes dont l&#8217;articulation est l&#8217;enjeu de toutes les positions et toutes les confusions dans le domaine du politique et de l&#8217;économique et aussi du &laquo;&nbsp;vivre ensemble&nbsp;&raquo;. La plupart des analyses ou des propositions présupposent une conception de l&#8217;homme et de la société laissées dans l&#8217;ombre au jeu des sentiments et des affirmations péremptoires sur la malignité des autres et les bienfaits assurés. L&#8217;individualisme dénoncé cache souvent l&#8217;individualisme dénonciateur, la société un espace d&#8217;aliénation vendu à nos crédulités. </p>
<p>1 &#8211; Les impasses de l’individualisme</p>
<p>L’individualité est une modalité d’existence de la personne humaine. L’individualisme est la réduction de l’homme à cette modalité comme si c’en était l’alpha et l’oméga. Il est souvent assimilé à un égoïsme indifférent aux autres au nom de quoi il s’agirait de le dénoncer et le combattre. Mais au nom de quoi, au nom de qui? Un anti-individualisme en cache quelques fois un autre.</p>
<p>Après tout il s’agit d’une conception de l’homme et de nous-mêmes sur lesquels nous portons jugement humain. C’est avec les moyens élaborés par l’Humanisme Méthodologique que nous allons explorer différentes figures de l’individualisme tel que nous en avons posé le principe. Se conjuguant avec différentes positions d’être, différents Sens et conceptions de l’homme, l’individualisme prend différentes figures, autant de logiques dont la multiplicité permet de brouiller les cartes et de dénoncer facilement l’individualisme de l’autre.</p>
<p>L’individualisme matérialiste.<br />
Élément indivis, on retrouve l’étymologie qui est curieusement la même que celle du terme atome qui veut dire aussi non sécable, indivisible. C’était du moins la vision avant de découvrir que l’atome stable était composé de particules élémentaires et qu’il s’en trouvait instable quelques fois. Ce qui est curieux c’est cet individualisme qui identifie l’individu comme l’élément d’une masse. Cet individualisme ne trouve pas en lui-même les sources d’une quelconque initiative. A l’instar de l’atome qui répond aux lois de la chimie et de la physique, l’individu ici répond aux lois déterministes qui le prennent en masse ceux dune société ou de forces sociales que l’on a voulu décrire. Rien de plus isolé que cet individu rien de plus dépendant. Un individualisme de l’exonération de soi soumis aux forces de la nature. Il n’y est pour rien.</p>
<p>L’individualisme normatif.<br />
C’est un exemplaire d’un modèle établi par la science des modèles et par les lois normatives de ses comportements. Cet individualisme est particulièrement compatible avec un étatisme producteur de normes et qui veille à éviter toute anomalie. La raison explicative s’impose à tous et chacun est justifié par sa conformité aux raisons d’Etat. L’individu est dument identifié, enregistré, numérisé, et il lui incombe de se conformer au même fuyant toute originalité, toute créativité transgressive. Il y va de son confort et de son désintéressement de ses pairs dont il n’est pas responsable, soumis aux mêmes raisons supérieures, tous égaux en droit.</p>
<p>L’individualisme souverain.<br />
Il vise à ne dépendre de rien ni personne et son indépendance est gage de son individualité, de son identité, de sa singularité. C’est à une certaine conception de la liberté qu’il réfère sa souveraineté entièrement vouée à se vérifier par le dégagement de toute responsabilité ou l’engagement des autres à son profit. Il porte la promesse séduisante d’indépendance souveraine qui n’a d’autre fins que de se prouver.<br />
Pouvoir d’emprise ou de séduction sont aussi les trophées de sa réussite mais aussi la source de toutes les jalousies dans ce jeu de miroirs inverses.</p>
<p>L’individualisme idéaliste.<br />
Il vise à atteindre un idéal humain, idéal de conscience et de progrès. L’individualisme idéaliste est occupé à se perfectionner, éducation, formation, sont destinées à établir les compétences selon ses capacités. A ce titre il participe aux projets de civilisation dont le critère et le vecteur sont le perfectionnement humain, c’est-à-dire celui des individus. Pour l’individualisme idéaliste c’est même un devoir que d’édifier l’homme individu. C’est ce qu’on appelle souvent humanisme. Il est vrai que comme cela il échappe aux déterminismes purement matériels et marque sa différence d’avec tout autres choses ou vivant.</p>
<p>Il y a d’autres variantes et conjugaisons mais déjà, quel individualisme dénoncez-vous? depuis quelle position?</p>
<p>L’individualisme souverain abhorre l’individualisme normatif qui le lui rend bien. Libéralisme, social étatisme en sont des caricatures. Opposant liberté et égalité chacun dans un Sens étroit, le sien.</p>
<p>L’individualisme matérialiste et l’individualisme idéaliste ne s’aiment pas comme le collectivisme se moque de l’humanisme. Le premier qui se veut réaliste exige des solidarités nécessaires alors que l’autre postule des vertus à éduquer.</p>
<p>Mais y a-t-il d’autre destin que l’individualisme? Y-a-t-il d’autres visions de l’homme par l’homme ou l’individualité participe à l’existence commune sans y réduire la personne?</p>
<p>Comment l’individu participe-t-il alors à l’existence commune? Différentes positions restent à discerner pour choisir celle où le Sens du bien commun articule développement et accomplissement humains.</p>
<p>2 &#8211; L’individu et le lien social</p>
<p>Nous allons passer en revue quatre modèles type centrés sur une conception du lien et de ses deux termes, le groupe et l’individu.</p>
<p>Le modèle de possession.<br />
D’abord la puissance collective celle du peuple, du clan de la tribu, de cette figure que l’on appelle communautarisme à laquelle les individus appartiennent. La puissance qui vient du collectif, légitime le pouvoir qui tiens l’unité du collectif. Au fond il n’y a qu’un individu le collectif et son double le pouvoir. Alors qu’en est-il des hommes? des individus en nombre? Des pions ou des militants, voués ou dévoués au collectif auquel ils appartiennent et dont ils partagent le sort, dit-on.</p>
<p>Le modèle de la cité.<br />
L’organisation rationnelle de la vie collective engagée dans le développement du progrès humain, la civilisation, est édifiée par les citoyens selon les modèles idéaux normatifs. La participation à la cité est définie par des fonctions, des rôles, inscrits dans les scénarios règlementaires. Le salut de l’individu est confié à la cité qui est le chantier du progrès humain. Au citoyen de s’y conformer.</p>
<p>Le modèle de la nature<br />
Le système de la nature est le tout d’où émane chaque chose, chaque vivant, chaque homme parmi eux. Les lois de la Nature sont déterminantes et de ces déterminismes l’évasion apparait comme contre nature. Les individus totalement dépendants transgressent ces lois dès qu’ils prétendent à une transcendance du jugement humain, de la maîtrise humaine, du destin de l’humanité. Il ne leur reste alors qu’à en profiter ou en être victimes et s’en plaindre, hédonisme victimaire.</p>
<p>Le modèle communautaire<br />
Les communautés humaines sont de nature humaine. Elles sont rassemblées chacune, par la mise en commun d’une part humanité des hommes qui les forment, part d’humanité qui les transcende. Les communautés forment pour ceux qui y participent un monde commun habité par les individualités de chacun. Les individus y sont dépendants à la fois du monde commun auquel ils concourent mais aussi membres les uns des autres. C’est dans ce monde commun que se joue simultanément le développement commun et en commun et l’accomplissement des personnes au-delà même et au travers de leur existence commune. Tout cela suppose que les communautés et les hommes soient engagés dans le Sens du bien commun qui est le leur. Encore faut-il le discerner et le cultiver au travers de toutes les affaires communes. Et puis il y a les ensembles communautaires et toute la complexité et la diversité des hommes. C’est là que la fraternité trouve son Sens spécifiquement humain.</p>
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		<title>Sortie du livre Le Sens du bien commun</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Jun 2011 18:06:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Roger Nifle</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ca y est le livre est sorti. Il est publié aux éditions Temps Présent, collection semeurs d&#8217;avenir. Rejoignez le groupe sur facebook Le sous titre : &#171;&#160;pour une compréhension renouvelée des communautés humaines&#160;&#187;. C&#8217;est un essai d&#8217;Humanisme Méthodologique. Il montre que le bien commun suppose une communauté identifiée et que le Sens du bien commun est celui du développement et de l&#8217;accomplissement humain. Cela suppose que l&#8217;on en sache quelque chose de ce qu&#8217;est le développement et l&#8217;accomplissement humain. Ces questions fondamentales on un volet pratique. En effet toutes les affaires humaines sont des affaires communautaires et sont a engager dans le Sens du bien commun de la communauté concernée. Même les enjeux personnels n&#8217;existent nulle part ailleurs que dans les communautés auxquelles on participe. L&#8217;économie, le politique, l&#8217;éducation, la justice par exemple sont des affaires communautaires. L&#8217;ignorer c&#8217;est imposer un point de vue particulier comme intérêt général. C&#8217;est le cas de la plupart des idéologies et des conceptions dominantes. Alors comment s&#8217;y prendre? Il faut lire le livre&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://coherences.com/BLOG-HM/?attachment_id=305"><img src="http://coherences.com/BLOG-HM/wp-content/uploads/2011/06/sdbc-660x1024.jpg" alt="la premiere de couverture" title="Sens du bien commun" width="576" height="893" class="aligncenter size-large wp-image-305" /></a>Ca y est le livre est sorti. Il est publié aux éditions Temps Présent, collection semeurs d&#8217;avenir. Rejoignez <a href="https://www.facebook.com/home.php?sk=group_130419340367839">le groupe sur facebook</a></p>
<p>Le sous titre : &laquo;&nbsp;pour une compréhension renouvelée des communautés humaines&nbsp;&raquo;. C&#8217;est un essai d&#8217;Humanisme Méthodologique. Il montre que le bien commun suppose une communauté identifiée et que le Sens du bien commun est celui du développement et de l&#8217;accomplissement humain. Cela suppose que l&#8217;on en sache quelque chose de ce qu&#8217;est le développement et l&#8217;accomplissement humain. Ces questions fondamentales on un volet pratique. En effet toutes les affaires humaines sont des affaires communautaires et sont a engager dans le Sens du bien commun de la communauté concernée. Même les enjeux personnels n&#8217;existent nulle part ailleurs que dans les communautés auxquelles on participe. L&#8217;économie, le politique, l&#8217;éducation, la justice par exemple sont des affaires communautaires. L&#8217;ignorer c&#8217;est imposer un point de vue particulier comme intérêt général. C&#8217;est le cas de la plupart des idéologies et des conceptions dominantes.<br />
Alors comment s&#8217;y prendre? Il faut lire le livre&#8230;</p>
<div class="lightsocial_container"><a class="lightsocial_a" href="http://digg.com/submit?url=http%3A%2F%2Fcoherences.com%2FBLOG-HM%2F2011%2F06%2Fsortie-du-livre-le-sens-du-bien-commun%2F&amp;title=Sortie+du+livre+Le+Sens+du+bien+commun" ><img class="lightsocial_img" src="http://coherences.com/BLOG-HM/wp-content/plugins/light-social/digg.png" alt="Digg This" title="Digg This" /></a>&nbsp;&nbsp;<a class="lightsocial_a" href="http://buzz.yahoo.com/buzz?targetUrl=http%3A%2F%2Fcoherences.com%2FBLOG-HM%2F2011%2F06%2Fsortie-du-livre-le-sens-du-bien-commun%2F&amp;headline=Sortie+du+livre+Le+Sens+du+bien+commun" ><img class="lightsocial_img" src="http://coherences.com/BLOG-HM/wp-content/plugins/light-social/yahoo_buzz.png" alt="Buzz This" title="Buzz This" /></a>&nbsp;&nbsp;<a class="lightsocial_a" href="http://www.facebook.com/sharer.php?t=Sortie+du+livre+Le+Sens+du+bien+commun&amp;u=http%3A%2F%2Fcoherences.com%2FBLOG-HM%2F2011%2F06%2Fsortie-du-livre-le-sens-du-bien-commun%2F" ><img class="lightsocial_img" src="http://coherences.com/BLOG-HM/wp-content/plugins/light-social/facebook.png" alt="Share on Facebook" title="Share on Facebook" /></a>&nbsp;&nbsp;<a class="lightsocial_a" href="http://www.viadeo.com/shareit/share/?url=http%3A%2F%2Fcoherences.com%2FBLOG-HM%2F2011%2F06%2Fsortie-du-livre-le-sens-du-bien-commun%2F&amp;title=Sortie+du+livre+Le+Sens+du+bien+commun&amp;encoding=UTF-8" ><img class="lightsocial_img" src="http://coherences.com/BLOG-HM/wp-content/plugins/light-social/viadeo.png" alt="Share it on Viadeo" title="Share it on Viadeo" /></a>&nbsp;&nbsp;<a class="lightsocial_a" href="http://delicious.com/save?title=Sortie+du+livre+Le+Sens+du+bien+commun&amp;url=http%3A%2F%2Fcoherences.com%2FBLOG-HM%2F2011%2F06%2Fsortie-du-livre-le-sens-du-bien-commun%2F" ><img class="lightsocial_img" src="http://coherences.com/BLOG-HM/wp-content/plugins/light-social/delicious.png" alt="Bookmark this on Delicious" title="Bookmark this on Delicious" /></a>&nbsp;&nbsp;<a class="lightsocial_a" href="http://www.linkedin.com/shareArticle?mini=true&amp;url=http%3A%2F%2Fcoherences.com%2FBLOG-HM%2F2011%2F06%2Fsortie-du-livre-le-sens-du-bien-commun%2F&amp;title=Sortie+du+livre+Le+Sens+du+bien+commun&amp;summary=&amp;source=" ><img class="lightsocial_img" src="http://coherences.com/BLOG-HM/wp-content/plugins/light-social/linkedin.png" alt="Share on LinkedIn" title="Share on LinkedIn" /></a>&nbsp;&nbsp;<a class="lightsocial_a" href="http://www.technorati.com/faves?add=http%3A%2F%2Fcoherences.com%2FBLOG-HM%2F2011%2F06%2Fsortie-du-livre-le-sens-du-bien-commun%2F" ><img class="lightsocial_img" src="http://coherences.com/BLOG-HM/wp-content/plugins/light-social/technorati.png" alt="Bookmark this on Technorati" title="Bookmark this on Technorati" /></a>&nbsp;&nbsp;<a class="lightsocial_a" href="http://twitter.com/home?status=Reading+http%3A%2F%2Fcoherences.com%2FBLOG-HM%2F2011%2F06%2Fsortie-du-livre-le-sens-du-bien-commun%2F" ><img class="lightsocial_img" src="http://coherences.com/BLOG-HM/wp-content/plugins/light-social/twitter.png" alt="Post on Twitter" title="Post on Twitter" /></a>&nbsp;&nbsp;<a class="lightsocial_a" href="http://www.google.com/buzz/post?url=http%3A%2F%2Fcoherences.com%2FBLOG-HM%2F2011%2F06%2Fsortie-du-livre-le-sens-du-bien-commun%2F" ><img class="lightsocial_img" src="http://coherences.com/BLOG-HM/wp-content/plugins/light-social/google_buzz.png" alt="Google Buzz (aka. Google Reader)" title="Google Buzz (aka. Google Reader)" /></a>&nbsp;&nbsp;</div>]]></content:encoded>
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		<title>Psychologie d&#8217;une élection présidentielle</title>
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		<pubDate>Sat, 11 Jun 2011 21:37:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Roger Nifle</dc:creator>
				<category><![CDATA[identité nationale]]></category>
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		<description><![CDATA[Ce terme de psychologie rappelle celui de Gustave Le Bon auteur d&#8217;une &#171;&#160;psychologie des foules&#160;&#187; 1895 ( voir ses ouvrages : ). L&#8217;auteur considère les processus psychologiques qui animent les foules et ce qu&#8217;il appelle les meneurs. La foule c&#8217;est plutôt ce que l&#8217;on appellerait aujourd&#8217;hui un mouvement qui se constitue et se défait dans une période donnée. Si l&#8217;auteur prend notamment les révolutions comme exemple, le moment de l&#8217;élection présidentielle dans le contexte actuel y trouve quelques similitudes. Gustave Le Bon observe que les phénomènes de foules sont sous-tendus par une sorte d&#8217;inconscient collectif qu&#8217;il appelle une race. Ce terme utilisé en son temps par d&#8217;autres auteurs comme Renan ou le psychologue Taine, n&#8217;a rien à voir avec le concept biologique et héréditaire qui en a été fait par la suite, jetant une confusion entre le génétique et le psychologique. Il correspond avec la notion de cohérences culturelles, structures fondatrices des communautés humaines, inconscient collectif communautaire mis en évidence par l&#8217;Humanisme Méthodologique. Ici, la communauté qui nous intéresse c&#8217;est la nation française et ce qui s&#8217;exprime dans une élection présidentielle. L&#8217;Humanisme Méthodologique apporte des fondements théoriques dont ne disposait pas Le Bon en son temps. Il apporte aussi des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ce terme de psychologie rappelle celui de Gustave Le Bon auteur d&#8217;une &laquo;&nbsp;psychologie des foules&nbsp;&raquo; 1895 ( <a href="http://classiques.uqac.ca/classiques/le_bon_gustave/le_bon_gustave.html">voir ses ouvrages :</a> ). L&#8217;auteur considère les processus psychologiques qui animent les foules et ce qu&#8217;il appelle les meneurs. La foule c&#8217;est plutôt ce que l&#8217;on appellerait aujourd&#8217;hui un mouvement qui se constitue et se défait dans une période donnée. Si l&#8217;auteur prend notamment les révolutions comme exemple, le moment de l&#8217;élection présidentielle dans le contexte actuel y trouve quelques similitudes. Gustave Le Bon observe que les phénomènes de foules sont sous-tendus par une sorte d&#8217;inconscient collectif qu&#8217;il appelle une race. Ce terme utilisé en son temps par d&#8217;autres auteurs comme Renan ou le psychologue Taine, n&#8217;a rien à voir avec le concept biologique et héréditaire qui en a été fait par la suite, jetant une confusion entre le génétique et le psychologique. Il correspond avec la notion de cohérences culturelles, structures fondatrices des communautés humaines, inconscient collectif communautaire mis en évidence par l&#8217;Humanisme Méthodologique. Ici, la communauté qui nous intéresse c&#8217;est la nation française et ce qui s&#8217;exprime dans une élection présidentielle.</p>
<p>L&#8217;Humanisme Méthodologique apporte des fondements théoriques dont ne disposait pas Le Bon en son temps. Il apporte aussi des méthodes d&#8217;élucidation qui permettent l&#8217;analyse des cohérences culturelles des communautés, communautés nationales notamment. Ce type d&#8217;analyse met en évidence une problématique humaine et tous les Sens selon lesquels elle peut être vécue. C&#8217;est parmi ces Sens, les pires et les meilleurs, que se repère un &nbsp;&raquo; Sens du bien commun&nbsp;&raquo;, celui qui porte la voie d&#8217;un accomplissement et d&#8217;un développement culturel singulier. Ce sont ces Sens et les cohérences culturelles associées qui supportent les dynamiques collectives et les &nbsp;&raquo; mouvements de foules &laquo;&nbsp;. A l&#8217;occasion d&#8217;une élection présidentielle, c&#8217;est tel ou tel Sens qui est proposé par chaque candidature et leurs promoteurs tentent de provoquer un mouvement en leur faveur, en faveur du Sens qu&#8217;ils veulent favoriser.</p>
<p>L&#8217;analyse des cohérences culturelles de la France a été réalisée il y a plus de trente ans ( <a href="http://journal.coherences.com/article302.html">voir :</a>  ). Si les circonstances changent les Sens sont toujours les mêmes. Leur expression doit être adaptée à l&#8217;actualité. C&#8217;est ce que fait cet article. Nous allons examiner 8 logiques, liées entre elles par oppositions, par combinaisons de voisinage et constituant une sorte de rose des vents ou des courants ou aussi une boussole pour aider à s&#8217;orienter. Une typologie des &laquo;&nbsp;passions&nbsp;&raquo; françaises se dessine alors où prennent Sens les élections présidentielles. On terminera par ce qui semble être le Sens du bien commun conjuguant les vertus voisines.</p>
<p>Avant de commencer il faut comprendre que toutes ces positions sont autant de rapports à l&#8217;ordre, l&#8217;ordre des choses, l&#8217;ordre établi aussi et, en l&#8217;occurrence, l&#8217;élection présidentielle s&#8217;inscrit non seulement dans un ordre politique, celui d&#8217;une constitution de la cinquième république, mais y participe selon les règles édictées par elle. Au pays de la révolution, idéalisée en révolution permanente c&#8217;est un paradoxe que de respecter un tel ordre préétabli. L&#8217;ordre napoléonien au contraire se satisfait de la pérennité d&#8217;un tel ordre avec une démocratie formelle bien ordonnée. Nous verrons donc comment l&#8217;ordre électoral et l&#8217;ordre présidentiel sont aperçus, à quelles positions cela donne lieu et quelles en seraient les conséquences si telle ou telle prédomine dans l&#8217;élection de celui qui l&#8217;incarne.</p>
<p><a href="http://coherences.com/BLOG-HM/2011/06/psychologie-dune-election-presidentielle/lesensduneelection-1/" rel="attachment wp-att-295"><img src="http://coherences.com/BLOG-HM/wp-content/uploads/2011/06/LeSensduneélection-1.png" alt="" title="LeSensduneélection-1" width="951" height="809" class="aligncenter size-full wp-image-295" /></a></p>
<p><strong>L&#8217;authenticité</strong>. Il s&#8217;agit d&#8217;élire celui qui représente le mieux le pays c&#8217;est-à-dire la nation, les français, la communauté des électeurs. Pour que les français se retrouvent en lui il faut qu&#8217;ils le reconnaissent et pour cela qu&#8217;il s&#8217;exprime, qu&#8217;il exprime ce qu&#8217;il est, ce qu&#8217;il pense, et comment il voit le pays et les situations qu&#8217;il traverse. C&#8217;est un jeu d&#8217;identification réciproque entre un pays et un homme, une personne qui l&#8217;incarne. Pour cela il doit être authentique, parler vrai, dire la réalité telle qu&#8217;il la voit, en toute bonne foi, de façon juste. Il doit dire le juste, pour que les français se reconnaissent et reconnaissent leur propre expérience avec toute sa diversité. Le &laquo;&nbsp;je&nbsp;&raquo; et le &laquo;&nbsp;nous&nbsp;&raquo; doivent s&#8217;identifier et par suite chacun dans la nation. L&#8217;élection du President c&#8217;est aussi l&#8217;élection de chacun comme renouvelant le lien communautaire.</p>
<p><strong>Le cynisme</strong>. Il s&#8217;agit d&#8217;élire une doctrine, une certaine idée que l&#8217;on veut voir s&#8217;imposer. La vérité importe peu ou plutôt elle s&#8217;impose aux faits et aux hommes indépendamment de ce qu&#8217;Ils sont dont on fait volontiers table rase. La vérité d&#8217;en face est disqualifiée elle est dite mensonge parce que le critère de vérité c&#8217;est la conformité au dogme, pas à l&#8217;expérience. C&#8217;est d&#8217;ailleurs pour cela que les gens simples ne s&#8217;y retrouvent pas. La mauvaise foi est justifiée par la conformité, l&#8217;hypocrisie qui sépare la vie intérieure, le comportement privé et le discours public, les postures et les formules consacrées. L&#8217;élection est partisane et l&#8217;élu celui qui est le porteur du dogme, délégué pour cela. Ce n&#8217;est pas la vérité de sa personne qui compte mais sa fidélité théorique au dogme. Il est vrai que la position de mauvaise foi créé un climat de suspicion et de simulacre. Le déni de la réalité par tous les moyens de l&#8217;habileté, sophistique par exemple, emprunte volontiers les artifices de la raison, de l&#8217;argumentation, qui s&#8217;auto-justifie par ses références idéologiques en négation de l&#8217;expérience commune. Comment un président peut-il être élu? par défaut sans doute, c&#8217;est-à-dire par la mobilisation de quelque défaut.</p>
<p><strong>Le ressentiment</strong>. Une des passions française les plus constante. Rien n&#8217;est bon dans l&#8217;ordre établi. S&#8217;agit-t-il d&#8217;édifier un ordre alternatif? Peut-être dans le discours à l&#8217;occasion, comme on se dit qu&#8217;il va bien falloir se doter d&#8217;un projet, d&#8217;une &laquo;&nbsp;culture de gouvernement&nbsp;&raquo;. Le ressentiment c&#8217;est la justification de l&#8217;empêchement, celle de la contestation, de l&#8217;opposition de principe, de la revendication impérieuse. L&#8217;élection se fait contre plus que pour. L&#8217;élu est le champion de l&#8217;intolérance à l&#8217;ordre ancien, l&#8217;animateur du ressentiment. Son programme c&#8217;est de déboulonner l&#8217;ordre en place et sauf à devenir dictateur, il lui faudra préparer sa propre défaite au prochain tour. Il en est toujours surpris et se croit trahi. La révolution française dans ses moments les plus radicaux en a montré jusqu&#8217;à la caricature.</p>
<p><strong>L&#8217;enthousiasme</strong>. Voyant la possibilité d&#8217;un progrès dans l&#8217;ordre des choses alors la France peut se mobiliser avec enthousiasme. L&#8217;implication, dans le fait électoral lui-même, la participation aux enjeux commun, l&#8217;engagement dans un projet, la contribution par le vote à l&#8217;intérêt général trouvent les français disponibles, mobilisables. L&#8217;élu c&#8217;est celui qui sait montrer le chemin, le programme, le plan de ce à quoi les bonnes volontés sont invitées. Un visionnaire certes mais aussi concret, méthodique, capable de mener a bien ce qu&#8217;il entreprend, de réussir ce qui lui serait confié. L&#8217;élection du Président est un moment de l&#8217;action. Il ne s&#8217;agit pas tant de liquider l&#8217;ordre ancien que de le transformer, le faire progresser ou même de le dépasser. C&#8217;est à la bonne volonté et aux compétences qu&#8217;il est fait appel tant de l&#8217;élu que des français.</p>
<p><strong>La défense</strong>. Ça ne va pas et il faut que ça change. La réalité ce sont les problèmes dont il faut se débarrasser, les maux contre lesquels il faut lutter. L&#8217;élu est celui qui rassemble un assentiment critique et militant, c&#8217;est-à-dire prêt à manifester, manifester son désaccord son désaveu de ce qui existe, de ce qui ne va pas. Il s&#8217;agit donc de combattre et de vaincre les maux qui accablent, les menaces qui planent, les carences qui sont manifestes, les insuffisances. La défense et la protection contre les dangers et les menaces dues à l&#8217;ordre établi est une bonne argumentation pour mobiliser. L&#8217;ordre mondial, le système, le pouvoir en place sont autant de cibles de la critique sans qu&#8217;il soit nécessaire de proposer des solutions alternatives et un projet constructif. Inutile de dire que si des émotions sont soulevés il ne s&#8217;agit pas d&#8217;enthousiasme et elles ne tiennent qu&#8217;autant que les maux sont mis au premier plan. L&#8217;indignation a besoin d&#8217;être alimentée en permanence.</p>
<p><strong>L&#8217;ambition</strong>. L&#8217;enthousiasme doit être alimenté par une perspective valorisante du moins dans les apparences. Un projet de conquête, une utopie bien identifiée, une vision prometteuse sont à proposer. Il s&#8217;agit bien de promesses qui doivent flatter les électeurs qui s&#8217;en imaginent grandis. Bien sûr les promesses n&#8217;engagent que ceux qui y croient. C&#8217;est dire que la bonne foi, le réalisme ne sont pas de mise sauf dans l&#8217;excellence du tableau proposé, de la scène imaginée. Il y faut de l&#8217;habileté et s&#8217;adresser aux électeurs comme à une élite. Les élites s&#8217;en trouvent d&#8217;autant plus valorisées et gratifiées qu&#8217;elles trouvent un place éminente dans la perspective. Le Président élu est porteur d&#8217;un charisme qui doit beaucoup à la séduction et se présente comme compétence d&#8217;exception. Il porte l&#8217;ambition du pays qu&#8217;il a su lui faire partager. C&#8217;est forcément un bon communicant&#8230;</p>
<p><strong>La destruction</strong>. Renverser l&#8217;ordre établi par tous les moyens, tel est l&#8217;enjeu. L&#8217;élection présidentielle n&#8217;en est qu&#8217;un moyen plus ou moins opportun. Le Président fait figure de vainqueur potentiel, celui qui saura détruire l&#8217;ordre et les pouvoirs existants. On sait ce qu&#8217;il en advient ensuite. On comprend que l&#8217;élection fait appel plutôt à des forts en gueule qu&#8217;a des personnalités discrètes et subtiles. La calomnie, la dénonciation, le procès d&#8217;intention, la démagogie, la disqualification de l&#8217;adversaire, tout est bon pour entretenir l&#8217;animosité et exacerber les haines et les passions destructrices. Le cynisme et le ressentiment se posent en vertus et les tièdes en traitres potentiels. Ça finit toujours mal pour les français et pour les dénégateurs du pouvoir qui l&#8217;auraient pris par inadvertance.</p>
<p><strong>La construction</strong>. Édifier c&#8217;est a la fois faire grandir en vertus et construire. Le rôle d&#8217;édification d&#8217;un Président repose sur l&#8217;appel a des engagement vertueux au service de la communauté et aussi, au-delà, au service d&#8217;autres communautés et du monde. Édifier un ordre des choses renouvelé en fonction des évolutions du monde telle est la vocation de la France dans tous les domaines où elle peut exceller. Pour cela l&#8217;élu doit en manifester la volonté et la perspective et en faire appel au français, leur demander leur engagement sur des enjeux communs, ceux de communautés qui participent à la communauté nationale et son devenir, ceux aussi de communautés élargies comme l&#8217;Europe ou au-delà. C&#8217;est en communiquant sa conviction, sa bonne volonté et l&#8217;authenticité de son engagement qu&#8217;il peut solliciter valablement une élection c&#8217;est-à-dire un choix personnel des français celui du Sens du bien commun.</p>
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		<title>La révolution du bien commun</title>
		<link>http://coherences.com/BLOG-HM/2011/05/la-revolution-du-bien-commun/</link>
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		<pubDate>Wed, 25 May 2011 15:48:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Roger Nifle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fondamental]]></category>
		<category><![CDATA[affaires humaines]]></category>
		<category><![CDATA[bien commun]]></category>
		<category><![CDATA[communautés]]></category>
		<category><![CDATA[communautés de bien]]></category>
		<category><![CDATA[Démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[humanisme méthodologique]]></category>
		<category><![CDATA[individualisme]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[Sens du bien commun]]></category>

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		<description><![CDATA[La référence au bien commun soulève des questions fondamentales et amène à des conceptions refondatrices. C'est une lecture anthropologique, celle de l'Humanisme Méthodologique qui permet d'en comprendre le caractère révolutionnaire en théorie et en pratique. Sens du bien commun et communautés de Sens en sont les clés indispensables.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La référence au bien commun est aujourd&#8217;hui une révolution sur différents plans notamment pour ce qui concerne le politique, l&#8217;économie et toutes les affaires humaines.</p>
<p>Sur le fond, il n&#8217;y a de bien que bien de l&#8217;homme. C&#8217;est la première question si on veut penser le bien commun. La seconde est que l&#8217;on ne peut définir le bien de l&#8217;homme sans le rapporter à une conception de l&#8217;homme et donc de son bien. La troisième est qu&#8217;il n&#8217;y a pas de bien commun sans communauté qui définisse le &laquo;&nbsp;commun&nbsp;&raquo;. L&#8217;Humanisme Méthodologique montre que le propre de l&#8217;homme est le Sens et que le bien est relatif au Sens selon lequel l&#8217;homme peut s&#8217;accomplir. Par ailleurs, ce sont des conSensus ou Sens partagés qui font les communautés humaines. De ce fait le bien commun est une incarnation du Sens de l&#8217;accomplissement humain partagé au sein d&#8217;une communauté donnée. Le bien commun est donc une expression, une représentation du Sens du bien commun propre à une communauté. Chaque communauté humaine de part le conSensus qui l&#8217;a vu naître et se développer est porteuse de son propre Sens du bien commun s&#8217;exprimant selon des formes culturelles spécifiques et en fonction de multiples circonstances. Toutes les affaires humaines sont inscrites dans les communautés de Sens et peuvent être envisagées dans le Sens du bien commun définissant ainsi le bien commun qui leur est approprié. Ainsi on ne peut, en-dehors d&#8217;un contexte communautaire spécifique définir à priori ce qu&#8217;est le bien commun. Le faire c&#8217;est imposer aux autres ses propres vues en les prétendant universelles. C&#8217;est le cas aussi des valeurs qui sont des indicateurs culturels du Sens du bien commun propre à une communauté.</p>
<p>Dans la pratique, le politique est la façon dont chaque communauté oriente son développement selon le Sens du bien commun avec les appuis de la démocratie élective, de la démocratie représentative et de la démocratie participative. Les trois sont indispensables pour que la culture du Sens du  bien commun soit l&#8217;affaire de la communauté. Il est vrai que le Sens du bien commun et celui par lequel se cultive un chemin de développement et d&#8217;autonomisation et non pas d&#8217;assistance et de dépendance qui ne sont que des conditions provisoires. L&#8217;économie est toujours communautaire et concerne la production et l&#8217;échange de biens et services, selon le Sens du bien commun de préférence. C&#8217;est à la communauté d&#8217;assumer son économie, ce qu&#8217;elle ne peut faire si on en fait une abstraction universelle (systémique) uniquement régie par des puissances incontrôlées. L&#8217;éducation est une affaire communautaire justifiée par le Sens du bien commun qui est celui du développement des personnes engagées dans la vie communautaire. Là aussi les abstractions universalistes dépossèdent les communautés et les personnes du contrôle de leur devenir. La justice et aussi toutes les affaires relevant du bien commun sont des affaires communautaires.</p>
<p>Il y a deux postures souvent complices qui sont remises en question : la position individualiste privilégiant le libre arbitraire et l&#8217;exonération du bien commun et la position universaliste qui donne à une élite le pouvoir de dire le vrai et le juste en toutes choses, tout en dépossédant les hommes et leurs communautés d&#8217;existence de toute maîtrise de leur devenir.</p>
<p>Alors il y a toute une science des communautés humaines et des ensembles communautaires à développer pour articuler les communautés de proximité, les communautés culturelles et les communautés monde. Il faut aussi comprendre qu&#8217;une communauté humaine est une communauté de personnes radicalement autres, différentes les unes des autres mais partageant une part de leur existence en référence au bien commun dans un développement partagé. L&#8217;Humanisme Méthodologique en jette les bases théoriques et pratiques.</p>
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		<title>La crise qui vient, la crise du politique.</title>
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		<pubDate>Tue, 24 May 2011 19:07:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Roger Nifle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[communautés de devenir]]></category>
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		<category><![CDATA[individualisme]]></category>
		<category><![CDATA[mutation de civilisation]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[Révolution]]></category>
		<category><![CDATA[systémique]]></category>

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		<description><![CDATA[LES SIGNES DU TEMPS. - 
L'actualité, factuelle, est à lire comme de ces signes révélateurs d'une mutation inattendue, incomprise. La crise est ce sentiment d'impasse qui débouche sur une remise en question suffisamment radicale pour que de nouveaux horizons se dessinent, soient possibles, deviennent désirables et réalisables. La crise du politique est de celles-là.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les signes du temps</strong></p>
<p>Devant les soubresauts du système économique et financier les politiques tentent de montrer qu&#8217;ils peuvent encore, au nom du politique, instaurer quelque régulation salutaire. Mais les jeunes espagnols ne les croient plus. Ils sont indignés comme on nous invite à exprimer émotionnellement nos désaccords, pris comme des atteintes à la dignité. Le promoteur prend l&#8217;exemple du sort fait aux palestiniens par Israel et cite comme référence idéale le Conseil National de la Résistance, au moment où les dispositifs établis alors atteignent leur obsolescence. Les fameuses générations futures en ont marre de la solidarité intergénérationnelle à leur détriment.</p>
<p>Il est tentant surtout en France de faire appel aux mannes révolutionnaires, pour désigner le mal et mobiliser l&#8217;agressivité populaire. Seulement une des lumières salvatrice vient de s&#8217;éteindre avec fracas. Il s&#8217;agissait de mobiliser cette vindicte pour prendre le pouvoir permettant de maîtriser, au niveau qu&#8217;il fallait et avec l&#8217;intelligence requise, les équilibres et rapports de force de cette grande mécanique systémique de l&#8217;économie mondiale. L&#8217;intelligence à chuté, il ne reste que la vindicte. Ah si les indignés espagnols franchissaient la frontière pour emporter le président tyran ! Voyez d&#8217;ailleurs comment des populations ont réussi à faire chuter leurs tyrans dans ces pays arabes dirigés par des clans qui captaient la richesse à leur profit ! Tunisie, Egypte, bientôt la Libye (zut! notre tyran y serait pour quelque chose?) et d&#8217;autres encore. Les jeunes avec tweeter et facebook, ces accessoires si décriés d&#8217;internet, ont réussi, sans référence aux pères révolutionnaires et aux slogans congelés. Les uns et les autres mettent en question leurs dirigeants &laquo;&nbsp;socialistes&nbsp;&raquo; mais on voit bien que cela importe peu. C&#8217;est la démocratie en vigueur qui n&#8217;est plus crédible, plus réelle disent-ils en Espagne. Pourquoi? Parce que les explications fournies pour justifier les difficultés et les plans de redressement relèvent de systèmes de représentations obsolètes qui ne prennent pas en compte les gens réels et leur vie réelle. Qu&#8217;ils soient d&#8217;un camp ou celui d&#8217;en face c&#8217;est pareil, leurs représentations du politique sont obsolètes. Les efforts d&#8217;efficacité des uns, les efforts de dénonciation des autres n&#8217;y répondent plus. Les diversions du salut planétaire ou celles du salut dans l&#8217;entre soi défensif non plus. Ils témoignent de sentiments individualistes banalisés depuis la nuit de la généralisation des privilèges (dans les esprits). Pourtant c&#8217;est bien une rupture que voulait notre président (le tyran pour ses adversaires) mais cette rupture voulait surtout réparer des maux structurels de notre pays, maux cachés, non dits, indicibles, la main mise d&#8217;un système philosophico-technocratique sur la nation et sur le politique. Ses tenants ont, bien sur, trouvé chez les dénonciateurs du tyran l&#8217;alliance opportune pour les défendre de celui qui les tyrannise.</p>
<p>Et pendant ce temps là, des milliards d&#8217;hommes voués par les intelligences occidentales au sous développement, se sont permis de réussir, de mobiliser leurs intelligences, leurs motivations, leurs jeunesses pour cette grande aventure  qui les voit non seulement espérer dans l&#8217;avenir mais le construire à grands pas de croissance. Là bas dans les vieilles consciences acariâtres en quête de décroissance, on les dits exploiteurs vu les salaires versés, pollueurs vu leurs désirs de bouger et de réaliser, épuiseurs de la nature que nous avions si bien su conserver pour les générations futures. Pire ils sont présents sur internet par centaines de millions qui partagent aussi, tout en restant dans leur culture, l&#8217;aventure humaine avec tous les autres.</p>
<p>Mais alors si les politiques ne savent plus où est le réel des hommes, si leurs modèles usés et sacralisés sont si impuissants alors on peut s&#8217;attendre à une crise plus grande que celle des &laquo;&nbsp;subprimes&nbsp;&raquo;, la crise du politique. Ce n&#8217;est pas une crise seulement française mais une de celles où la France a le plus de handicap, ayant remplacé la pensée créatrice par des raisons toujours indiscutables. Alors la réponse serait la démocratie mais, si on écoute les jeunesses en effervescence, une démocratie réelle. Les anarchistes suggèreraient de supprimer les politiques, d&#8217;autres de supprimer les riches affameurs. Il y en a qui revendiquent des emplois, mais à quels distributeurs d&#8217;emplois? des droits, à quels distributeurs de droits? Faudra-t-il rétablir les politiques et les riches pour qu&#8217;ils donnent des réponses? A moins que, comme d&#8217;habitude, des avant-gardes éclairées ne prennent la place vu leurs lumières et leurs vertus. Justement qu&#8217;en est-il des vertus morales dans les affaires d&#8217;intelligence systémique planétaire. Qu&#8217;en est-il de la dignité humaine dans les équations mathématiques et biologiques de la nature? N&#8217;y aurait-il pas là de quoi s&#8217;indigner? <em>Mais s&#8217;indigner ce n&#8217;est pas revendiquer sa dignité mais l&#8217;assumer, ensemble</em>. Voilà donc les nouvelles racines du politique; non pas distribuer de la dignité avec de la soupe populaire ou l&#8217;abondance de biens matériels ou intellectuels mais organiser les modes communs de devenir ensemble selon l&#8217;expression et la culture de la dignité humaine. La crise du politique doit nous mener à la refondation du politique, une fois déconstruites les certitudes enkystées de nos combattants cacochymes.</p>
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		<title>Les élus, la politique et le bien commun 2</title>
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		<pubDate>Mon, 23 May 2011 18:27:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Roger Nifle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[bien commun]]></category>
		<category><![CDATA[communautés]]></category>
		<category><![CDATA[empowerment]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[participation]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>

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		<description><![CDATA[LE SENS DU BIEN COMMUN AXE DE COHÉRENCE DU POLITIQUE ET DE LA DÉMOCRATIE. - 
Le Sens du bien commun est ce qui justifie le rôle du politique pour orienter et structurer l'exercice de la démocratie. Démocratie élective, démocratie représentative, démocratie participative sont les trois volets inséparables d'une nouvelle approche du politique.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le Sens du bien commun axe de cohérence du politique et de la démocratie.</strong></p>
<p>Chaque communauté territoriale est le lieu d&#8217;un vivre ensemble. Mais vivre ensemble pour les humains c&#8217;est partager la recherche d&#8217;une plus grande humanité au travers du progrès de civilisation, du développement humain, du progrès des pratiques et des moyens de ce développement. Chaque communauté a son propre Sens du bien commun qui lui donne ses meilleures qualités culturelles, ses atouts, sa vocation. La politique c&#8217;est d&#8217;abord le repère et l&#8217;orientation de la communauté dans ce Sens là. C&#8217;est là le rôle de l&#8217;élu qui l&#8217;incarne. Il se trouve investi d&#8217;un rôle de référent du Sens du bien commun.</p>
<p>L&#8217;élection c&#8217;est la reconnaissance, dans la proposition du candidat, de cette volonté, de cette incarnation, de cet engagement personnel. Même si ses positions sont aussi portées par d&#8217;autres son élection est toujours personnelle et implique non seulement une position mais une personnalité cohérente. Dissocier personnalité et position politique donne lieu à des hypocrisies dont on voit les dégâts par la suite.</p>
<p>La première fonction du politique c&#8217;est d&#8217;indiquer le Sens du bien commun, le Sens de l&#8217;avenir, par l&#8217;élection qui en a été faite. C&#8217;est le principe de la démocratie élective. Il se trouve que très souvent cette élection est indirecte, par des représentants eux-mêmes élus dans les collectivités locales.</p>
<p>Il y une autre fonction du politique c&#8217;est de dessiner l&#8217;avenir sous la forme du projet communautaire. Il indique vers quoi on veut aller ensemble et comment procéder. Il s&#8217;agit là de tous les aspects de la vie collective, plus ou moins significatifs selon les communautés et leur culture. Bien sûr il faut tenir compte de la diversité des acteurs de la communauté mais aussi des autres communautés avec lesquelles on partage aussi des enjeux communs. Pour cela il faut des représentants de la diversité des acteurs de la communauté, représentants élus pour leur représentativité. C&#8217;est la base de la démocratie représentative articulée avec la démocratie élective.</p>
<p>il y a  encore une fonction du politique c&#8217;est de contribuer à la réalisation des activités communautaires visant le bien commun dans leur domaine propre, dans le cadre général et sectoriel du projet communautaire. L&#8217;erreur a été de penser que c&#8217;était au politique de prendre en charge l&#8217;action publique. L&#8217;action publique ou communautaire est le fait des membres de la communauté, c&#8217;est le principe d&#8217;une démocratie participative où ce sont les acteurs qui agissent ensemble. Le rôle du politique c&#8217;est de faciliter, d&#8217;animer, d&#8217;accompagner, d&#8217;encadrer quelques fois. C&#8217;est ce qu&#8217;on appelle la gouvernance politique. Si des actions publiques nécessitent une organisation communautaire cela n&#8217;est pas la même chose que de prendre en charge l&#8217;action publique en dépossédant la communauté de ses propres affaires. C&#8217;est le cas avec d&#8217;autres conceptions du bien commun ou lorsqu&#8217;on considère la population comme mineure nécessitant une tutelle pour décider à sa place. C&#8217;est malheureusement la tradition française dominante mais qui sera remplacée bientôt par celle de la démocratie participative avec l&#8217;influence de l&#8217;évolution du monde, l&#8217;autonomisation des personnes et des communautés et les progrès de civilisation auxquels nous participons. Les trois types de démocraties sont liées et l&#8217;une ne peut aller sans les autres et certainement pas à la place des autres</p>
<p>Il y aurait bien une quatrième fonction du politique qui serait de prendre en charge la vie des gens dès lors qu&#8217;ils ne seraient pas en mesure de l&#8217;assumer par eux-mêmes. C&#8217;est la conception d&#8217;un Etat providence ou d&#8217;une administration territoriale qui, d&#8217;une part, ignorent le fait communautaire de vivre ensemble un développement commun et, d&#8217;autre part, maintiennent les populations, dépendantes à l&#8217;état de mineures donnant à une caste d&#8217;élites auto sélectionnées le soin et le pouvoir d&#8217;en décider. C&#8217;est le plus grand conflit interne auquel est confronté notre pays avec un régime technocratique qui tiens en son pouvoir le politique ne serait-ce qu&#8217;en le disqualifiant sans cesse.</p>
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		<title>Les élus, la politique et le bien commun 1</title>
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		<pubDate>Mon, 23 May 2011 18:09:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Roger Nifle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[accomplissement]]></category>
		<category><![CDATA[bien commun]]></category>
		<category><![CDATA[communautés]]></category>
		<category><![CDATA[développement]]></category>
		<category><![CDATA[élus]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir]]></category>
		<category><![CDATA[Sens du bien commun]]></category>

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		<description><![CDATA[LA RÉFÉRENCE AU BIEN COMMUN. - 
La question du bien commun apparait comme le pivot de toute question politique et du rôle des élus. Cependant soit par l'occultation cynique de la question ou sa manipulation, soit par la confusion qui règne sur un critère essentiel cela devient une question révolutionnaire. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La référence au bien commun</strong></p>
<p>Nous sommes là au coeur de l&#8217;évidence et de la confusion. L&#8217;évidence c&#8217;est que le rôle des élus est de définir et mener une politique qui n&#8217;a d&#8217;autre finalité que de servir le bien commun. Rares sont les cas où le cynisme et l&#8217;attraction du pouvoir seraient les seuls véritables mobiles. Ceux qui considère que c&#8217;est fatal, surtout chez leurs adversaires, sont ceux qui n&#8217;ont que faire du bien commun sauf comme argument électoral. Ce sont ceux aussi qui insinuent que les politiques sont tous pourris, le bénéfice recherché étant de prendre un pouvoir (d&#8217;influence) à la place des politiques. Il y en a dans l&#8217;ombre des plus discrets et aussi des plus voyants.</p>
<p>Tout le problème c&#8217;est de savoir ce qu&#8217;est le bien commun, comment la politique y contribue et quel est alors le rôle des élus. Comme la question n&#8217;est pas posée, ne serait ce que pour maintenir dans le non dit les positions véritables alors chacun se trouve légitime à donner sa réponse et  agir en conséquence. Dans le silence des principes alors les positions sont incompatibles et se traduisent soit par un camouflage des contradictions comme dans certains partis ou alors par une attaque sans merci de ceux qui ont une autre position, identifiée forcément à une menace pour le bien commun.</p>
<p>Si quelqu&#8217;un prend du recul il ne peut accepter de souscrire à de telles oppositions. Les français l&#8217;ont signifié à plusieurs reprises mais beaucoup n&#8217;en veulent pas démordre campant sur des positions justifiées par des arguments peu honnêtes, quelques peu arriérés ou quasi mécaniques.</p>
<p>Il est vrai qu&#8217;un grand problème de notre époque est la déviance individualiste et le libre arbitraire que chacun ou chaque groupe prétend exercer en prétendant incarner sans autre examen le bien commun. La gestion des apparences favorise cette (im)posture, apparences intellectuelles ou médiatiques à grand renfort d&#8217;incantations vertueuses. Parler au nom du peuple en est le signe le plus classique.</p>
<p>Alors le premier souci doit être de discerner le Sens donné au bien commun.</p>
<p>On en retiendra quatre.</p>
<p>- Le bien commun est la constitution et la défense d&#8217;une souveraineté collective, forcément menacée par d&#8217;autres et nécessitant la prise de pouvoir par une avant garde éclairée et bientôt par un autocrate inspiré. Bien des régimes nous ont joué cette partition, celle de la lutte et de l&#8217;accaparement de richesses comme principaux enjeux politiques. Défense et protection.</p>
<p>- le bien commun c&#8217;est la gestion de la situation pour en préserver la continuité et pour lequel il faut à la fois s&#8217;adapter aux contraires de l&#8217;environnement, naturel, économique et social et réduire tout ce qui peut déstabiliser les équilibres anciens. Conservation et stabilité.</p>
<p>- le bien commun c&#8217;est la construction de la cité idéale. Il mobilise les compétences et les moyens pour une politique de progrès sous la gouverne d&#8217;une technostructure tutélaire. Il y faut un chef d&#8217;orchestre et des équipes efficaces.</p>
<p>- le bien commun c&#8217;est le développement de la communauté dans le Sens de son accomplissement humain et selon toutes les composantes de la vie collective. La démocratie basée sur la maturation collective et l&#8217;appropriation des enjeux et des voies de développement propre à la communauté et sa culture en est l&#8217;un des principes essentiels.</p>
<div class="lightsocial_container"><a class="lightsocial_a" href="http://digg.com/submit?url=http%3A%2F%2Fcoherences.com%2FBLOG-HM%2F2011%2F05%2Fles-elus-la-politique-et-le-bien-commun-1%2F&amp;title=Les+%C3%A9lus%2C+la+politique+et+le+bien+commun+1" ><img class="lightsocial_img" src="http://coherences.com/BLOG-HM/wp-content/plugins/light-social/digg.png" alt="Digg This" title="Digg This" /></a>&nbsp;&nbsp;<a class="lightsocial_a" href="http://buzz.yahoo.com/buzz?targetUrl=http%3A%2F%2Fcoherences.com%2FBLOG-HM%2F2011%2F05%2Fles-elus-la-politique-et-le-bien-commun-1%2F&amp;headline=Les+%C3%A9lus%2C+la+politique+et+le+bien+commun+1" ><img class="lightsocial_img" src="http://coherences.com/BLOG-HM/wp-content/plugins/light-social/yahoo_buzz.png" alt="Buzz This" title="Buzz This" /></a>&nbsp;&nbsp;<a class="lightsocial_a" href="http://www.facebook.com/sharer.php?t=Les+%C3%A9lus%2C+la+politique+et+le+bien+commun+1&amp;u=http%3A%2F%2Fcoherences.com%2FBLOG-HM%2F2011%2F05%2Fles-elus-la-politique-et-le-bien-commun-1%2F" ><img class="lightsocial_img" src="http://coherences.com/BLOG-HM/wp-content/plugins/light-social/facebook.png" alt="Share on Facebook" title="Share on Facebook" /></a>&nbsp;&nbsp;<a class="lightsocial_a" href="http://www.viadeo.com/shareit/share/?url=http%3A%2F%2Fcoherences.com%2FBLOG-HM%2F2011%2F05%2Fles-elus-la-politique-et-le-bien-commun-1%2F&amp;title=Les+%C3%A9lus%2C+la+politique+et+le+bien+commun+1&amp;encoding=UTF-8" ><img class="lightsocial_img" src="http://coherences.com/BLOG-HM/wp-content/plugins/light-social/viadeo.png" alt="Share it on Viadeo" title="Share it on Viadeo" /></a>&nbsp;&nbsp;<a class="lightsocial_a" href="http://delicious.com/save?title=Les+%C3%A9lus%2C+la+politique+et+le+bien+commun+1&amp;url=http%3A%2F%2Fcoherences.com%2FBLOG-HM%2F2011%2F05%2Fles-elus-la-politique-et-le-bien-commun-1%2F" ><img class="lightsocial_img" src="http://coherences.com/BLOG-HM/wp-content/plugins/light-social/delicious.png" alt="Bookmark this on Delicious" title="Bookmark this on Delicious" /></a>&nbsp;&nbsp;<a class="lightsocial_a" href="http://www.linkedin.com/shareArticle?mini=true&amp;url=http%3A%2F%2Fcoherences.com%2FBLOG-HM%2F2011%2F05%2Fles-elus-la-politique-et-le-bien-commun-1%2F&amp;title=Les+%C3%A9lus%2C+la+politique+et+le+bien+commun+1&amp;summary=&amp;source=" ><img class="lightsocial_img" src="http://coherences.com/BLOG-HM/wp-content/plugins/light-social/linkedin.png" alt="Share on LinkedIn" title="Share on LinkedIn" /></a>&nbsp;&nbsp;<a class="lightsocial_a" href="http://www.technorati.com/faves?add=http%3A%2F%2Fcoherences.com%2FBLOG-HM%2F2011%2F05%2Fles-elus-la-politique-et-le-bien-commun-1%2F" ><img class="lightsocial_img" src="http://coherences.com/BLOG-HM/wp-content/plugins/light-social/technorati.png" alt="Bookmark this on Technorati" title="Bookmark this on Technorati" /></a>&nbsp;&nbsp;<a class="lightsocial_a" href="http://twitter.com/home?status=Reading+http%3A%2F%2Fcoherences.com%2FBLOG-HM%2F2011%2F05%2Fles-elus-la-politique-et-le-bien-commun-1%2F" ><img class="lightsocial_img" src="http://coherences.com/BLOG-HM/wp-content/plugins/light-social/twitter.png" alt="Post on Twitter" title="Post on Twitter" /></a>&nbsp;&nbsp;<a class="lightsocial_a" href="http://www.google.com/buzz/post?url=http%3A%2F%2Fcoherences.com%2FBLOG-HM%2F2011%2F05%2Fles-elus-la-politique-et-le-bien-commun-1%2F" ><img class="lightsocial_img" src="http://coherences.com/BLOG-HM/wp-content/plugins/light-social/google_buzz.png" alt="Google Buzz (aka. Google Reader)" title="Google Buzz (aka. Google Reader)" /></a>&nbsp;&nbsp;</div>]]></content:encoded>
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